Perségolas (commune de Millau, Causse du Larzac)

Marc Parguel
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(Photo : © Marc Parguel)

Le puits-citerne de Perségolas se trouve tout près de la route qui conduit au Mas Nau, au point que les habitants de la localité l’appellent encore « Vieux abreuvoir du Mas Nau ». Son nom d’origine, Perségolas, remonte à plusieurs siècles : « le Pos de Preissigolas ou du Mas Nou en indivis avec le mas de Bru » (1488).

Le puits est mentionné en 1283 au Mas de la Commanderie de Sainte Eulalie du Larzac (André Fages, la quête de l’eau, Los Adralhans, 2004). Notons que le Mas de Bru s’appelait autrefois Perségolas. Si la ferme a été renommée au XVIe siècle avec l’arrivée de Pierre et Andrieu Bru, le puits-citerne a conservé son nom originel.

 

La construction souterraine semble remonter au XIIe siècle. Une cuvette naturelle où l’eau de pluie peut s’écouler a dû être déterminante quant à son emplacement.

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(Photo : © Marc Parguel)

De grande dimension, c’est l’une des plus vastes citernes en partie enterrée du Larzac, perceptible par l’éminence que forme sa voûte qui était sur un lieu de parcours de troupeaux de brebis.

Cet édifice est cependant un chef-d’œuvre en péril. On ne peut qu’être impressionné en voyant cette citerne, couverte d’une voûte en berceau surbaissée, dont les pierres malheureusement s’effondrent. C’est une « cathédrale souterraine » nous dit notre guide.

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(Photo : © Marc Parguel)

Les murs élevés en pierres calcaires conservent une couche d’enduit imperméable. Un bâtiment quadrangulaire couvert d’une large pierre calcaire attire l’attention. Durant des siècles, du haut de sa margelle, il a reçu la visite de troupeaux de brebis assoiffées qui venaient du Mas de Bru ou du Mas Nau (autrefois appelée Cadenel), heureuses de venir ici se désaltérer.

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(Photo : © Marc Parguel)

Autrefois, l’eau, élément rare sur le Larzac, après avoir été puisée dans le puits-citerne, était versée dans le premier bac dont le trop-plein remplissait le second bac puis le troisième jusqu’au cinquième, ceci dans un but d’économie. Maintenant, la citerne est vide. A sec.

Marc Parguel

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