« La balle est dans le camp du gouvernement et du parlement. Auront-ils le courage d’avancer ? »

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« Après la marche pour une vraie loi climat, la balle est dans le camp du gouvernement et du parlement. Auront-ils le courage d’avancer ?

Merci à tous les marcheurs de ce dimanche, respectueux des consignes de distanciation et de masques, qui ont, malgré les pénibles circonstances dues à ce maudit virus, montré qu’il est absolument nécessaire de comprendre que l’avenir qu’on nous propose risque d’être bien pire que ce que nous vivons avec la pandémie actuelle.

Si un consensus général de la communauté scientifique et des citoyens sur la réalité du dérèglement climatique et de la perte de la biodiversité est maintenant acquis, les choix difficiles qui nous attendent pour remédier aux bouleversements qui arrivent ne sont pas du tout à la hauteur des enjeux.

Il faut réagir, ne pas faire place à la résignation et à l’apathie, il faut changer, et cela sera d’autant moins pénible que nous le ferons tôt.

En ce qui concerne notre région, les risques de pénuries d’eau dues aux étés de plus en plus torrides, la destruction des végétaux, ne pouvant s’adapter au climat changeant rapidement, vont engendrer des désastres agricoles et humains.

Pour de nombreux scientifiques le dérèglement climatique et la perte de biodiversité due à la déforestation, sont responsables du retour de ces pandémies qui avaient disparu grâce aux progrès de la médecine. Aujourd’hui, Sida, Ebola, Zika, grippe aviaire sras, etc.. , se succèdent, et ces mêmes scientifiques nous annoncent que cela va continuer, car la disparition des lieux d’habitat de la faune et de la flore sauvages, si elle provoque la disparition d’une partie de ces espèces en entraîne d’autres à s’approcher des hommes.

L’équilibre écologique est rompu annulant l’effet « dilution » qui fait que les virus et bactéries restent contraints dans leurs hôtes traditionnels et ne migrent pas dans d’autres espèces ; il entraîne des contacts importants avec les animaux domestiques et en particulier avec les élevages intensifs qui propagent ses maladies. Les humains, eux, par leurs déplacements et la mondialisation des échanges de marchandises transfèrent d’un bout de la planète à l’autre les pathogènes.

Il est donc plus que nécessaire de faire bouger les choses pour s’attaquer enfin aux causes de ces fléaux qui nous conduisent à la catastrophe. Il est urgent de faire comprendre aux décideurs qu’ils n’ont plus le droit de tergiverser et que la population l’a compris ».

Fédération pour la vie et la sauvegarde des Grands Causses

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