Saint-Rome-de-Tarn. Les aficionados boulistes du jardin du curé

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Depuis les premiers rayons de soleil, ils sont de six à douze minimum, à franchir quotidiennement le portillon pour descendre les escaliers menant au désormais incontournable boulodrome du « jardin du curé ». Une parcelle de terre d’exactement 1 410 m², desservie par le chemin du Prat de Barre (Pré de Barres), anciennement propriété du conseil paroissial, puis vendue en même temps que le presbytère de la rue du château à la commune pour un aménagement en terrain de boules.

Ce mardi 23 juillet, ils sont une dizaine, spectateurs compris, à venir se mesurer en équipes mixtes dans cette compétition sportive pas encore inscrite aux J.O., mais dont les parties se disputent en 13 points : la pétanque. Et à un moment de la partie, plus question de s’interroger : « tu tires ou tu pointes ? » Réponse : « silence, je mesure ».

Pas d’arbitre officiel, mais c’est le plus jeune des joueurs qui pose le genou en terre sur un mini coussinet de tissu (risque d’arthrose du cartilage articulaire oblige ! ) et qui méthodiquement va procéder à la comparaison des distances des boules litigieuses vers le cochonnet. Ce, avec la concentration impartiale requise pour annoncer : « c’est la blanche qui tient ! » Et les commentaires de fuser : « je m’en doutais…. Ça se voyait… »

Dans le meilleur esprit Pagnolesque de ces moments qui conjuguent sport, plaisir et animation, loin, peut être bien loin de la devise olympique « Plus vite, plus haut, plus fort » reprise par le baron Pierre de Coubertin rénovateur adulé des Jeux olympiques, mais inventés par le père Henri Didon, tombé dans les oubliettes de l’Histoire au même titre que localement le chanoine Frédéric Nelze, premier propriétaire des lieux.

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