Georges Girard (1919-2009), poète et gardien de l’histoire millavoise

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Georges Girard © Louis Valès, SEM

La Société d’Études Millavoises rend hommage à Georges Girard, figure incontournable de Millau, poète et véritable mémoire de la culture locale.

Né le 15 décembre 1919, rue de Strasbourg dans une famille d’ouvriers Georges est millavois par son père Louis. Sa mère, Marie-Louise Maubon, est née à Lunel. Élève à l’école Eugène Selles, puis au lycée de Millau, il se passionnera pour la langue d’oc, encouragé par Jules Artières et surtout par Louis Julié qui lui prodigue ses conseils comme son fils spirituel en Félibrige.

Il publie ses premières poésies dès 1945 dans la presse locale. Pendant la guerre, il est formateur en enseignement général au centre Montcalm ouvert le 3 janvier 1942.

En 1955, il ressuscite l’Escolo Glaudi Peirot tombée en sommeil depuis fort longtemps et fonde le groupe folklorique La Gantieirèlo.

Introduit officiellement au sein du Félibrige en 1950 par le Majoral Henry Mouly de Villefranche-de-Rouergue, il en devient successivement Mestre d’Obro en 1955 et Mestre en Gai Saber en 1964, avant d’être élu en 1971 Majoral à la Cigale d’or de l’Òrt ou Lansargues.

À l’origine de manifestations félibréennes commémoratives, il fait honorer successivement Louis Julié, Emma Calvé, Léopold Constans et Jean-Henri Fabre. Il fut l’organisateur et le mainteneur du prix François Fabié.

Chevalier des Palmes académiques pour son œuvre littéraire, médaillé des Sociétés musicales de chorales et de Jeunesse et Sports en tant que folkloriste et organiste, titulaire du Mérite social pour son action au sein d’œuvres caritatives du Millavois. En sa qualité d’archiviste de Millau, il fut le collectionneur minutieux de la mémoire locale et se dévoua dans cette fonction.

Il sut profiter de l’environnement de vieux documents pour assurer une chronique régulière dans la presse locale durant 65 ans qui a fait de lui la mémoire encyclopédique de Millau. De 1982 à 1984, il anime une émission hebdomadaire à Radio-Beffroi. En 1985, il assure avec compétence la présidence de la Société d’Études Millavoises jusqu’à son décès en 2009.

Ses proses ou poésies sont publiées par la presse, certaines, présentées aux Jeux Floraux de Toulouse ou au Genêt d’Or de Perpignan obtiennent de beaux succès.

Écrivain-poète bilingue, il publie en français un recueil de poèmes « Flambées » (1956) et un important ouvrage d’histoire locale « Saint-Martin de Millau – Église des Pénitents » (1959). Sa dévorante passion pour Emma Calvé lui a inspiré son ouvrage « Emma Calvé, la cantatrice sous tous les ciels » et a conservé ses costumes de scène. On lui doit la création de l’association « Les Amis d’Emma Calvé ».

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