« Contre la haine et l’extrême droite », un rassemblement festif à Millau le samedi 22 mars

Yannick Périé
Lecture 3 min.
Georges Gaubert, Iñaki Aranceta et Didier Gouffé, trois membres du « Collectif pour l’égalité des droits, contre le racisme et le fascisme ».

Dans le cadre de la Journée mondiale contre le racisme et le fascisme, un rassemblement festif est prévu à Millau le samedi 22 mars à partir de 17h, sur la place de la Capelle. Organisé à l’initiative du « Collectif pour l’égalité des droits, contre le racisme et le fascisme », cet événement vise à promouvoir l’égalité des droits et à dénoncer les idéologies xénophobes et autoritaires.

Les organisateurs invitent les participants à apporter un goûter à partager, de la musique, des idées et des panneaux revendicatifs. L’objectif affiché est de réunir diverses composantes de la société civile afin de « se rassembler, de mettre en commun du matériel et des moyens » pour lutter contre la montée des idées d’extrême droite.

« On est conscient qu’il ne suffit pas de faire un rassemblement, assure Iñaki Aranceta, l’initiateur du collectif. L’idée, c’est de donner une continuité à notre mouvement qui se réunit tous les lundis pour devenir un collectif de lutte contre le fascisme ».

« Résister et s’organiser ensemble »

Les membres de ce collectif qui assume n’être « ni un parti politique ni un syndicat », estiment que « nous devons maintenant nous organiser sérieusement, pour combattre la haine, le racisme, et la peste brune qui est le fascisme ». Selon eux, « les idées xénophobes et autoritaires » se propagent et trouvent un écho dans certains médias. Face à cette situation, ils appellent à « contre-attaquer, partout et dans la durée, recréer un dialogue trop longtemps rompu et nous préparer stratégiquement à affronter l’offensive raciste et fasciste de l’extrême droite ».

Le collectif insiste sur l’importance de créer des espaces de discussion et d’action locale. « Nous devons nous organiser, lancer des regroupements, réunions, assemblées, repas, ou apéros qui rassemblent largement pour résister et s’organiser ensemble », affirme-t-il.

Par ailleurs, les organisateurs dénoncent la réponse des institutions face aux crises sociales et écologiques : « Nous n’avons pas le temps d’attendre que les institutions y répondent. C’est à nous de poser dans le paysage les solidarités concrètes, les droits nouveaux, les alternatives réelles au système qui nous oppresse ».

L’événement du 22 mars se veut une première étape dans la construction d’un « mouvement local de résistance et de solidarité ». Le collectif invite toutes les personnes intéressées à les rejoindre après ce rassemblement afin de prolonger la mobilisation.

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