Saint-Rome-de-Tarn pleure Roger Lallemand, figure appréciée du village

Millavois.com
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Le décès subit de Roger Lallemand plonge dans la peine sa famille, son quartier, son village. En fin de matinée du jeudi 29 mai, le brutal décès de Roger Lallemand au retour d’une balade cycliste jetait un pavé d’émotion et de tristesse dans le village. Victime d’un malaise cardiaque, Roger, malgré la promptitude des secours, des massages cardiaques prodigués, perdait brutalement la vie.

Une vie débutée dans le Pas-de-Calais, à Liévin le 29 mars 1952 dans une famille de sept enfants. À la sortie de l’école, direction la mine à l’image de toute cette jeunesse d’un pays régenté par le charbonnage. Puis, une première reconversion dans les métiers du bâtiment suivie par le retour aux études dans la préparation d’un concours de l’administration pénitentiaire.

La rencontre avec Marylène Torques, aide-soignante, qu’il épousera en 1972, un premier poste à Fresnes pour le déroulement d’une carrière et la réalisation d’une vie de famille avec les naissances de David, Patricia et Ludovic. Dans le même temps, sportif accompli, il participera à de nombreux marathons, chaussera les crampons et mouillera le maillot de footballeur. Vingt-cinq années plus tard, depuis Villeneuve-les-Maguelone, Roger bénéficiera d’une retraite proportionnelle pour rejoindre son fils aîné David dans son entreprise.

Son cercle familial va compter 7 petits enfants et un arrière-petit-fils autant de sources de bonheur pour Marylène et Roger. C’est en 2006, que viendra l’heure de la retraite et l’arrivée à Saint Rome-de-Tarn, guidée par Marylène, qui en son temps avait découvert ce village dans le cadre des camps de vacances organisés par les Charbonnages du Nord-Pas-de-Calais. Un coup de cœur partagé par le couple qui va investir dans une maison de la placette, habitation que Roger, bricoleur astucieux et touche-à-tout, va rénover avec goût.

Rapidement, sa faconde aidant, ses talents de jardinier, sa passion pour la marche, le vélo, la pétanque en feront l’un des personnages de la cité de Mgr Affre. Qui ne se souvient pas de ses réparties autour du bouchon, boules rondes ou carrées dans des rencontres qu’il organisait. Un vrai dialogue à la « Audiard » pour le plus grand plaisir de toutes et tous. Pendant la période hivernale, ce sera pour les retraités quelques mois de dépaysement vers le Maroc, au volant de son confortable camping-car. Ce mardi 3 juin, ses obsèques réunissaient en l’église de Saint Rome sa grande famille et ses amis grandement éplorés par cette brutale disparition.

Nombreux témoigneront de leur peine, depuis « min tios » (mes petits) adorés, qui dans leurs émouvantes évocations ont conjugué le verbe amour passionnément, aux copains sportifs trouvant à son contact quelques moments de vrai bonheur à vivre et partager. Indéniablement pour Roger, l’image de l’un de ces « gens du Nord, qui ont dans le cœur le soleil qu’ils n’ont pas dehors » lui convient parfaitement.

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