Ce mercredi 10 septembre, Millau est le théâtre d’une mobilisation d’ampleur dans le cadre de la journée d’action baptisée « Bloquons tout ». Dès les premières heures, les manifestants ont répondu à l’appel lancé localement, avec un premier rassemblement devant le lycée Jean Vigo, avant de converger en nombre vers la place du Mandarous à 10 heures.

Au fil des minutes, la foule s’est densifiée pour atteindre environ 500 personnes. Une fois réunis, les manifestants ont brièvement bloqué la place du Mandarous, puis ont entamé un défilé à travers le centre-ville, en direction de la place de la Capelle, avant de gagner l’avenue Gambetta. Leur objectif : atteindre le rond-point de Cureplat, stratégique pour la circulation locale.
Peu avant midi, les manifestants occupaient toujours la rocade, provoquant de forts ralentissements et perturbant durablement la circulation. Ils ont ensuite convergé vers le rond-point du Larzac, où ils ont de nouveau bloqué le trafic, entraînant d’importants bouchons jusque dans la côte de La Cavalerie.
Après un passage devant le McDonald’s, le cortège a pris la direction du supermarché Carrefour avant de se disperser calmement.
Une ambiance revendicative mais festive
Si le cortège exprime clairement sa colère, l’ambiance reste bon enfant, portée par une bande-son bien connue des habitués des mouvements sociaux : la playlist des meilleures chansons des manifestations pour la retraite à 60 ans.

Les slogans scandés dans les rues traduisent la détermination et la révolte d’une partie de la jeunesse et du monde du travail : « Ne nous regardez pas, rejoignez-nous ! », « Macron t’es foutu ! », « La jeunesse en colère, on est révolutionnaire », « C’est nous qui travaillons alors c’est nous qui décidons ! Y’en a marre des patrons ! », ou encore « La jeunesse emmerde le Front National ».
Cette journée d’action s’inscrit dans un contexte social tendu à l’échelle nationale, marqué par la remise en cause de réformes sociales et économiques, en particulier autour de la question des retraites et des conditions de travail. À Millau, comme ailleurs, les manifestants entendent faire entendre leur voix et peser sur les décisions du gouvernement.


