Emmanuelle Gazel cosigne une lettre adressée à Emmanuel Macron pour alerter sur la crise politique

Millavois.com
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Emmanuelle Gazel lors de la cérémonie du 8 mai 2025.

La maire de Millau, Emmanuelle Gazel, fait partie des nombreux élus ayant cosigné une lettre adressée à Emmanuel Macron par le Bureau de l’Association des Petites Villes de France (APVF). Ce courrier, daté du 8 octobre 2025, exprime « la vive inquiétude » des maires face à « la situation politique que connaît actuellement notre pays ».

Dans cette lettre, les élus — « venus d’horizons politiques et géographiques différents » — s’adressent « solennellement » au président de la République pour l’alerter sur les conséquences de l’instabilité politique née de la dissolution de l’Assemblée nationale en juin 2024. Une crise, écrivent-ils, « n’est pas sans conséquence pour nos territoires et leurs habitants ».

Les signataires, parmi lesquels figure la maire de Millau, décrivent des communes « en proximité permanente avec nos concitoyens » et disent mesurer « jour après jour les dégâts causés par cette crise politique dont l’ampleur menace les fondations mêmes du pacte républicain ».

Ils soulignent que cette situation « provoque colère, dégoût et beaucoup de ressentiment de la part de nos concitoyens » et refusent « cette paralysie qui menace nos communes et le modèle démocratique du pays ».

Les maires alertent également sur les conséquences économiques : « Dans de nombreuses communes, des plans de licenciement sont d’ores et déjà engagés, et l’économie locale est à l’arrêt, alors que la consommation donne des signes de faiblesse. »

Ils insistent sur la nécessité de redonner de la visibilité et de relancer l’action publique : « Il y a urgence à relancer l’économie et l’investissement public dans nos collectivités. »

Face à ce constat, les élus appellent à un sursaut collectif : « L’absence de majorité à l’Assemblée nationale ne justifie ni la domination d’un seul camp ni l’immobilisme, mais impose un devoir de compromis. »

Et de conclure : « Il ne s’agit de demander à personne de renoncer à ses convictions, mais de permettre à la République, à l’État et à nos territoires de fonctionner. »

Par cette cosignature, Emmanuelle Gazel s’associe à l’appel de l’APVF pour « préserver l’essentiel : la cohésion nationale » et rappeler l’urgence de « rechercher des équilibres » afin de permettre à la France de sortir de l’impasse politique actuelle.

>> La lettre de l’Association des petites villes de France au format PDF

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