Le 3 novembre en fin de journée, un propriétaire d’appartement loué via Airbnb contacte le commissariat de police de Millau. Il explique qu’un différend vient d’éclater avec l’un de ses locataires et affirme avoir senti une forte odeur de cannabis dans le logement. Selon lui, un homme aurait quitté l’appartement précipitamment, transportant des sacs qu’il aurait ensuite abandonnés dans une rue à proximité.
À leur arrivée, les policiers se postent discrètement dans le secteur indiqué. Plus tard, l’individu revient pour récupérer les sacs. Les forces de l’ordre l’interpellent immédiatement et le placent en garde à vue. L’enquête permet ensuite d’identifier la locataire officielle du logement, une jeune femme née en 2002. Elle est interpellée à son tour le lendemain, le 4 novembre, puis placée en garde à vue.
Le 5 novembre, un troisième individu, âgé de 25 ans, se présente spontanément au commissariat de Millau. Les raisons qui l’amènent à se livrer restent floues, mais il est également placé en garde à vue dans le cadre de la même affaire.
Les perquisitions et investigations qui suivent révèlent un trafic de stupéfiants organisé à Millau et dans les environs. Les trois prévenus expliquent avoir été recrutés via l’application Snapchat afin d’écouler différentes substances. Les policiers saisissent au total 2 606 grammes de résine de cannabis, 944 grammes d’herbe de cannabis, 227 grammes de MDMA (ecstasy), 408 grammes de kétamine, 30 000 euros en numéraire.
Un butin représentant le bénéfice des ventes déjà réalisées, et qui aurait pu être plus important sans l’intervention policière. Il s’agit de l’une des plus importantes saisies effectuées par le commissariat de Millau.
Les trois mis en cause ont été jugés ce 7 novembre en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC).
Le premier interpellé, âgé de 18 ans et originaire de la région parisienne, a été condamné à 18 mois de prison ferme, assortis d’une interdiction de cinq ans de paraître dans le département de l’Aveyron. La jeune femme, habitant le secteur de Millau, a écopé de 12 mois ferme, dont trois ans assortis de sursis, et d’une interdiction de trois ans de revenir à Millau. Le dernier, également du secteur, a été condamné à six mois, peine aménagée sous bracelet électronique.




