Le rideau est tombé sur la cinquième édition du festival Les Givrées, et l’heure est au bilan. Un bilan qui sonne comme une ovation : avec près de 6 000 spectateurs, l’événement a confirmé son statut de rendez-vous incontournable de l’hiver aveyronnais. Entre ferveur populaire, exigence artistique et lien social, retour sur une semaine où la musique a fait vibrer la ville.
Stéphane Chatellard, directeur de la Maison du Peuple et chef d’orchestre de cette organisation, ne cache pas sa satisfaction. Dans un communiqué adressé aux membres du collectif et aux partenaires, il salue une « folie douce » qui a su conquérir un public hétéroclite, des fans de la première heure aux simples curieux.
Un succès populaire et artistique
Ce qui frappe d’emblée dans les chiffres communiqués, c’est l’ampleur de la mobilisation. 6 000 personnes ont répondu présent sur l’ensemble des propositions. Si les têtes d’affiche ont rempli les salles, le succès s’est également mesuré à l’aune des découvertes et du festival OFF, prouvant que le public millavois a soif de nouveauté.

« La soif de découverte du public est un souffle énorme », souligne l’organisation, qui pointe également une volonté participative marquée. L’ambiance, décrite comme une véritable « joie musicale », a atteint son paroxysme lors de la restitution des ateliers chorales samedi dernier à la salle René Rieux. Porté par l’artiste fil rouge de cette édition, Laurent Madiot, ce moment a cristallisé l’esprit du festival : une communion entre générations, mêlant enfants et adultes dans une « ambiance de folie ».
Un festival ancré dans son territoire
Au-delà des 13 concerts et des lumières de la scène, Les Givrées ont réussi le pari de l’ancrage territorial et social. Le festival ne s’est pas contenté d’ouvrir les portes des théâtres ; il est allé vers les habitants. Le projet a rayonné « hors les murs », notamment grâce aux livraisons de chansons à domicile (200 au total !) et au dispositif « hUbert Hits ».
Le volet éducatif n’est pas en reste, avec plus de 45 heures d’actions touchant plus de 500 élèves, semant les graines des mélomanes de demain. L’organisation met également en avant l’aboutissement de nouvelles idées autour de l’inclusion et du développement durable, montrant qu’un événement culturel peut aussi être un vecteur de valeurs citoyennes.

La force du collectif
Ce succès est le fruit d’une mécanique humaine impressionnante. Derrière les projecteurs, c’est une armée de l’ombre qui s’est activée : 23 membres du collectif organisateur, 50 bénévoles, et près de 90 amateurs associés aux actions artistiques. Stéphane Chatellard insiste sur cette « force du collectif », saluant l’implication sans faille des équipes techniques, la générosité des partenaires et mécènes locaux, ainsi que le soutien indéfectible de la Ville de Millau.
Avec 12 lieux de diffusion investis, 300 heures de playlist diffusées dans toute la ville et même la production d’un fanzine illustré de 40 pages, Les Givrées ont prouvé qu’ils étaient bien plus qu’une série de concerts : un véritable état d’esprit qui, pour cette cinquième bougie, a offert à Millau un hiver particulièrement chaleureux.








