Cyclamen à Millau. Emmanuelle Gazel : « J’ai fait mon job »

Fanny Alméras
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© Millavois.com

C’est à l’occasion d’une conférence de presse consacrée aux mobilités que la maire de Millau et présidente de la Communauté de communes Millau Grands Causses, Emmanuelle Gazel, a pris quelques minutes pour « réagir » à l’épineux dossier de l’implantation de l’entreprise Cyclamen à Millau.

« Moi, j’ai fait mon job. Mon job de maire et de présidente de la Communauté de communes, en accueillant cette entreprise, en lui proposant de s’installer sur la seule zone industrielle que nous avons, dédiée à l’activité industrielle, et qui convient parfaitement à ce type d’activité », a d’emblée déclaré l’élue.

Emmanuelle Gazel a, une nouvelle fois, renouvelé sa confiance aux services de l’État chargés de « contrôler et vérifier que l’entreprise et son activité respectent la réglementation, et en particulier sur les aspects écologiques et environnementaux, ce qui est le cas au travers de la délivrance de l’enregistrement ICPE », a-t-elle souligné.

La présidente de la Communauté de communes a toutefois reconnu que le projet suscitait « beaucoup d’inquiétudes de la part de la population » et a tenu à se montrer rassurante. « J’en prends acte et je demande aux services de l’État de renforcer leur action en la matière à chaque étape du projet, et de me confirmer que l’on puisse avoir des contrôles réguliers à trois mois, six mois et un an après la mise en service du site, pour s’assurer qu’il n’y a pas d’impact sur l’environnement, comme s’y engage l’entreprise. »

Pour appuyer cette volonté de transparence, elle indique avoir « demandé à l’entreprise Cyclamen de financer un capteur ATMO », précisant qu’ATMO est « l’organisme indépendant en Occitanie qui mesure la qualité de l’air ».

Si l’implantation d’un tel capteur ne peut être demandée que par la collectivité, son financement serait pris en charge par l’entreprise, pour un coût estimé à environ 12 000 euros.

ATMO Occitanie est une association loi 1901 agréée par l’État, chargée de surveiller et d’informer sur la qualité de l’air. Elle agit dans un cadre légal national, avec une gouvernance multipartite réunissant l’État, les collectivités, des acteurs économiques et des associations, et repose sur un financement croisé destiné à garantir l’indépendance des données produites.

La maire de Millau a conclu en se voulant rassurante envers la population, promettant « des éléments factuels et concrets », tout en assumant sa ligne politique. « Bien sûr que je vais continuer à me battre pour développer l’industrie et l’emploi sur notre territoire, a insisté l’élue. Mais au-delà de la création de richesse et de la création d’emplois, le premier combat, c’est le respect de l’environnement et le respect de notre cadre naturel exceptionnel ».

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