Présent sur le marché de Millau de 9h à 12h30, le référent chargé de la lutte contre le moustique tigre est allé à la rencontre des habitants afin de répondre aux questions et de rappeler les bonnes pratiques à adopter au quotidien. Une action de sensibilisation qui s’inscrit dans une campagne plus large menée par la Ville de Millau pour limiter la présence de cet insecte devenu particulièrement envahissant ces dernières années.
Vecteur potentiel de maladies comme la dengue, le chikungunya ou encore le virus Zika, le moustique tigre trouve des conditions idéales de reproduction dans les petites quantités d’eau stagnante présentes autour des habitations. Coupelles sous les pots de fleurs, récupérateurs d’eau, seaux, gouttières ou encore objets laissés à l’extérieur peuvent rapidement devenir des lieux de ponte.
« Pas d’eau, pas de moustiques », rappelle ainsi la campagne de prévention relayée par la municipalité. À travers ces points d’information réguliers, la Ville souhaite encourager les habitants à adopter les bons gestes : vider les récipients contenant de l’eau stagnante, couvrir les réserves d’eau, entretenir les extérieurs ou encore éliminer les objets pouvant retenir l’eau de pluie.
Parallèlement à cette sensibilisation du public, la commune mène un travail de surveillance sur le terrain. Une cinquantaine de bouches d’égout réparties dans la ville font l’objet d’un suivi particulier. Le référent contrôle régulièrement la présence éventuelle de larves de moustiques. Lorsque qu’il les repère, un traitement biologique est appliqué afin de stopper leur développement.
La Ville prévoit également d’intervenir dans les cimetières, où les coupelles remplies d’eau sous les pots de fleurs constituent des zones favorables à la prolifération du moustique tigre. Là encore, il est simplement question de supprimer les eaux stagnantes pour empêcher la reproduction de l’insecte.