Beauregard, une tranche de vie pour Simone, Paulette et Yvonne résidentes des Charmettes
Simone Nègre, Paulette Gau et Yvonne Bosc ont toutes trois vécu dans quartier de Beauregard et si elles l’ont à un moment quitté, c’est pour finalement y revenir. Aujourd’hui résidentes de l’EHPAD des Charmettes, elles évoquent leurs souvenirs dans ce quartier cher à leurs cœurs.
Simone Nègre a vécu pendant près de 40 ans dans le quartier de Beauregard. « Je travaillais à l’usine chez Canat, je pouvais y aller à pied ou en bus quand il pleuvait », se remémore cette ancienne habitante de l’avenue de Verdun. « J’ai d’abord habité au quatrième étage du bâtiment 12 puis au premier à côté dans le bâtiment 13. Je connaissais et je parlais à tout le monde, on croisait toujours un voisin pour discuter, mais petit à petit, au fil des années tout le monde est parti », regrette-t-elle en expliquant qu’elle a ensuite rejoint Les Charmettes.
« J’avais 12 ans quand je suis arrivée à Beauregard avec Suzanne, ma sœur et mes parents. Depuis, le plus loin que je suis allée habiter, c’est avenue de Calès, on peut dire que je suis toujours restée dans ce quartier », raconte Paulette Gau. Et même si à 95 ans, le passé a parfois du mal à refaire surface, elle n’oublie pas Mr et Me Cluzel, ses voisins de Beauregard qui sont petit à petit devenus sa seule famille et qui encore aujourd’hui lui rendent régulièrement visite aux Charmettes et s’occupent généreusement d’elle.
Yvonne Bosc est la plus jeune des trois résidentes, à 72 ans, elle évoque son adolescence « en pension chez les sœurs de Sainte-Emilie de Rodat », une congrégation religieuse de Villefranche-de-Rouergue dont le bâtiment était érigé au milieu d’un verger à Beauregard avant que ne soit construite la résidence des Charmettes. C’est « côté parc » qu’elle occupe son premier appartement pendant une dizaine d’années tout en travaillant au CAT voisin et à la serre des Charmettes, comme Paulette Gau dont pourtant elle ne se souvient pas. Après avoir rencontré son mari, elle déménage avec leur fille aux ILN. Pendant 10 ans, elle évoque « un quartier plein de vie avec des commerçants sympathiques, primeur, boucher, boulanger, poissonnier où l’on envoyait volontiers les enfants faire les courses ». Elle se plaît à se remémorer « une vraie vie de quartier ».
« On s’interpellait d’une fenêtre à l’autre pour savoir à quelle heure on se retrouvait au parc au pied des bâtiments. Là, les enfants jouaient et les adultes bavardaient. L’une apportait un gâteau, l’autre de quoi se rafraîchir, c’était un vrai lieu de rencontres » se souvient nostalgique Yvonne Bosc. Plus tard, elle explique qu’elle « fréquente régulièrement les Centres Sociaux » grâce auxquels, elle « participe à des activités et sorties et rencontre ainsi de nombreuses personnes, dont certaines sont devenues des amies ». Elle quittera plus tard le quartier. La tête pleine de souvenirs heureux, la voilà aujourd’hui revenue à Beauregard.




